5 bonnes raisons de manger lentement

Dossier urgent à boucler, réunion à préparer…Les raisons qui nous poussent à avaler notre déjeuner sur le pouce ne manquent pas. Pourtant, prendre son temps pour manger est indispensable au bon fonctionnement de notre organisme. On fait le point avec Charlotte Debeugny, nutritionniste à Paris.

Manger lentement pour favoriser la digestion

Lorsqu’on ne mastique pas suffisamment les aliments, ils se retrouvent en trop grande quantité dans l’estomac. Cela engendre tout un tas de désagréments digestifs comme une dyspepsie, lenteur à la digestion, ainsi que des reflux gastro-œsophagien, c’est-à-dire des remontées acides dans l’estomac.

“On a tendance à l’oublier mais bien mâcher est la première étape de la digestion, indispensable pour produire les enzymes en quantité suffisante et ainsi éviter au système digestif de trop travailler”, explique Charlotte Debeugny.

Pour une meilleure absorption des nutriments

Lorsqu’on ne prend pas le temps de mastiquer, les aliments restent sous forme de gros morceaux qui ne seront pas assimilables par l’intestin grêle, ce qui va engendrer des carences et autres troubles digestifs divers. À contrario, manger lentement permet de découper la nourriture en petites molécules, favorisant ainsi l’absorption des nutriments.

Pour mieux contrôler son poids

Prendre le temps de manger est la condition sine qua non pour ressentir la sensation de satiété et par conséquent éviter les grignotages qui favorisent la prise de poids. En effet, la sensation de satiété survient au bout de 20 minutes donc plus on prend le temps de mastiquer, moins on aura besoin de manger pour être rassasié.

“Il y a effectivement de nombreuses études qui démontrent que les gens qui mâchent bien ont une meilleure sensation de satiété et ont donc tendance à manger moins ou du moins en quantités suffisantes”, précise la nutritionniste.

Pour protéger ses dents et ses gencives

Les aliments qui demandent un gros effort de mastication décuplent la production de salive, ce qui permet d’éliminer la plaque dentaire tout en protégeant l’émail. La salive a également une action protectrice sur les gencives qui soutiennent nos dents.

La spécialiste nous donne quelques astuces pour mieux mastiquer et manger plus lentement : “mastiquez chaque bouchée 15 à 20 fois et essayez d’avaler l’aliment lorsqu’il est devenu quasiment liquide. Posez votre fourchette entre chaque bouchée et mangez toujours assis et avec des couverts. Enfin, ne faites pas une autre activité (regarder la télé, lire…) pendant les repas, afin de bien mettre tous vos sens en éveil”.

Pour faire une pause

Manger en pleine conscience, se concentrer sur les aliments que nous ingérons, leurs saveurs, leurs odeurs, met tous nos sens en éveil. Non seulement on prend davantage de plaisir à manger mais en plus, on chasse le stress et on repose son esprit puisqu’on est focalisé sur nos sensations.

Par Julie Giorgetta, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Diététique

Que faire avec du baume du tigre ?

Le fameux baume du tigre, inventé par le chinois Aw Chu Kin est connu pour ses grandes propriétés thérapeutiques. Composé de nombreuses huiles essentielles, le baume du tigre peut être utilisé pour de multiples causes, dont certaines sont peu connues. Anne-Laure Jaffrelo, naturopathe et aromatologue nous livre quelques astuces pour ses utilisations et pour concocter une recette maison

Anti inflammatoire, anesthésiant, effet cicatrisant

Le baume du tigre contient :

du camphre ( entre 17 et 25%) De l’huile de menthe (entre 8 et 10%) De l’essence de clou de girofle (entre 1 et 2%) De l’essence de cassis pour le baume rouge (entre 1 et 2%) De l’essence d’eucalyptus pour le baume blanc (entre 1 et 2%) De l’essence de cajeput pour le baume rouge (7%) De la parrafine (40 à 42%)

Anne-Laure Jaffrelo, naturopathe et aromatologue nous explique que le baume du tigre contient des ingrédients intéressants : l’huile essentielle de cajeput est un anti inflammatoire. L’essence de clou de girofle est anesthésiante, anti infectieuse et chauffante. L’huile essentielle de menthe est anesthésiante et apporte un effet de froid et agit sur les douleurs. Le camphre est un décongestionnant respiratoire t musculaire avec un effet cicatrisant.

Deux sortes différentes

Anne-Laure Jaffrelo nous rappelle qu’il existe deux formes de baume du tigre : le baume rouge et le baume blanc. Ainsi, chaque version a sa particularité aussi bien au niveau de sa composition que de ses actions.

Le baume rouge : il contient une proportion d’huile de menthe assez élevée par rapport au baume blanc. Sa couleur rouge tient de l’essence de cajeput ou de l’essence de cassis. Le baume du tigre rouge est plutôt conseillé pour soulager les inflammations, les douleurs musculaires, articulaires et les mal de dos. Le baume blanc : contient de l’huile d’eucalyptus en ingrédient supplémentaire. Il est plutôt conseillé pour les congestions nasales, les maux de tête, la toux, les rhumes, sinusite rhinite.

Attention : Anne-Laure Jaffrelo nous informe : “comme le baume du tigre contient du camphre, il est contre indiqué aux enfants avant 10 ans, aux femmes enceintes, aux personnes épileptiques, et aux personnes atteintes des maladie de Parkinson et de la sclérose en plaque”.

Douleurs musculaires, maux de tête, piqûres …

Le baume du tigre a plusieurs vertus. Anne-Laure Jaffrelo nous explique qu’il faut bien frictionner le baume du tigre avant utilisation. Il s’utilise en application cutanée mais ne doit pas être appliqué sur les muqueuses, ne être avalé. Il faut aussi penser à bien se laver les mains avant et après utilisation (attention, ne pas se frotter les yeux si on ne s’est pas lavé les mains).

On peut l’utiliser pour :

Les douleurs musculaires, rhumatismes, crampes, torticolis: appliquer deux fois par jour maximum sur la zone à traiter. Les maux de tête : appliquer sur les tempes. Maux de gorge : appliquer au niveau de la gorge Le nez bouché : appliquer sous la narine, mais si la peau est asséchée, mettre le baume du tigre sur un mouchoir et inhaler, sinon on peut être irrité. Répulsif contre les insectes, contre les thermites (utiliser le baume du tigre blanc). On peut les mettre dans les trous où il y a des termites ou une boite dans les chambres contre les insectes. En cas de diarrhée : appliquer autour du nombril. Le mal de transports : appliquer sur les poignées ou sur un mouchoir et inhaler. En cas de pieds froids : se masser les pieds avec car le camphre présent dans le baume stimule la circulation sanguine. Attention : ne pas en appliquer tous les jours. Contre les odeurs de transpiration : il peut servir en tant que baume permettant de masquer les mauvaises odeurs de transpiration surla peau grâce aux effluves d’huiles essentielles mais le baume du tigre n’a pas de vertu anti transpirante.

Attention : Anne-Laure Jaffrelo recommande de vérifier la tolérance sur la peau avant utilisation : “le girofle et le camphre peuvent être la cause de réactions cutanées, la peau peut devenir rouge. Si on est très allergique ou victime de dermatites, il vaut mieux le tester sur l’intérieur du pli du coude pour faire le test d’innocuité afin de voir si il n’y a pas une réaction.”

Faire son propre baume du tigre

Anne-Laure Jaffrelo nous donne les ingrédients pour faire sa propre recette de baume du tigre. Il ne se trouve pas dans les magasins bio et dans les commerces, ils utilisent de la paraffine pour donner la consistance pâteuse et crémeuse du baume, sauf que la paraffine est issue du pétrole. Quand on fait notre propre baume, on a le point positif du côté naturel. La naturopathe nous conseille d’utiliser du beurre de karité à la place de la paraffine.

Voici la fameuse recette d’Anne-Laure Jaffrelo et ses conseils de préparation :

4g de cire d’abeille (environ une demi cuillère à café) 1 c à soupe d’huile végétale (olive ou autre) 20g de beurre de karité 7 gouttes d’huile essentielle de lavandin abrial ou romarin camphré 7 gouttes d’huile essentielle de cajeput 7 gouttes d’huile essentielle de ravintsara 5 gouttes d’huile essentielle de menthe poivrée 3 gouttes d’huile essentielle de giroflier Un récipient en verre à jeter Deux trois récipients propres, en verre ou en plastique pour le baume

Au bain marie, faire fondre à feu doux le karité et la cire d’abeille. Dans un récipient à côté, mélanger les huiles essentielles et l’huile végétale. Une fois la cire fondue, retirer du feu et verser le mélange d’huiles. Homogénéiser l’ensemble et verser dans les récipients prévus à cet effet. Laisser le baume refroidir avant de refermer le couvercle. Etiqueter.

Comment bien choisir sa baume du tigre ?

Anne-Laure Jaffrelo nous explique : “Il vaut mieux choisir un baume du tigre dont l’origine est de Singapour ou de Shanghai. Il existe beaucoup de copies thaïlandaises de mauvaises qualités, donc à éviter.”

Pour avoir son baume du tigre le plus naturel possible, le faire maison est la meilleure solution !

Par Mathilde Polivka, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Santé pratique

Insomnie : les techniques pour se rendormir

Tout le monde a des micro-réveils qui reviennent à la fin de chaque cycle de sommeil, toutes les 90 minutes environ. Les bons dormeurs ne vont pas les percevoir tandis que les personnes plus anxieuses vont avoir du mal à se rendormir, car les pensées vont se mettre à tourner dans leur tête. Comment faire alors pour retrouver le sommeil ? Françoise Rousseau, de l’association France Insomnie, nous livre quelques astuces.

Pratiquer une activité calme

“Il est conseillé de se lever au bout de 20 minutes si on ne s’est pas rendormi”, assure Françoise Rousseau, vice-présidente de l’association France Insomnie. Plutôt que de chercher absolument à s’endormir, de se tourner dans son lit, de s’inquiéter de la fatigue du lendemain, installez-vous confortablement dans un fauteuil, dans votre salon par exemple, et pratiquer une activité calme, comme lire, tricoter, écouter de la musique. Mais évitez de regarder la télévision, votre téléphone ou votre tablette, “car la lumière bleue bloque la sécrétion de mélatonine”, cette hormone qui facilite l’endormissement. “Avec un peu de chance, au bout de 30 ou 60 minutes à pratiquer cette activité, on ressent l’envie de dormir et on retourne dans son lit.”

Chercher des aides naturelles

Si vous vous réveillez régulièrement la nuit sans arriver à vous rendormir, vous pouvez boire une infusion relaxante (à base de camomille, verveine, fleur d’oranger…) après le dîner, mais aussi “prendre des plantes en gélules, qui se trouvent en pharmacie et qui sont généralement plus efficaces”. N’hésitez donc pas à demander à votre médecin de vous prescrire des gélules naturelles et légères qui vous donneront un coup de pouce pour retrouver les bras de Morphée. Elles sont à prendre 20 minutes avant de se coucher. En revanche, si vous souhaitez utiliser des huiles essentielles, évitez de jouer au petit chimiste. “Utilisez-les avec prudence, car elles peuvent être dangereuses”, avertit Françoise Rousseau.

Respirez, méditez !

Plutôt que des applications dédiées au sommeil, qui peuvent renforcer l’obsession du sommeil, optez pour des applications de relaxation ou de méditation, comme Petit Bambou ou Qigong Méditation. Elles vous aideront à arrêter de ressasser vos pensées. Vous pouvez également pratiquer la respiration appliquée, et notamment une méthode yogique, dite du 4-7-8. Il s’agit d’inspirer par le nez pendant 4 secondes, de retenir votre respiration pendant 7 secondes puis d’expirer lentement par la bouche pendant 8 secondes. Recommencez plusieurs fois jusqu’à vous endormir.

Profiter de la lumière au maximum

Comme dit le dicton : mieux vaut prévenir que guérir ! Et pour bien dormir la nuit, mieux vaut se préparer au mieux pendant la journée, en “s’exposant bien à la lumière diurne”. En hiver, lorsque le ciel est gris, il peut aussi être conseillé de “s’exposer à la lumière d’une lampe de luminothérapie le matin ou à midi”. S’exposer à une source de lumière aide à réguler l’horloge interne et ainsi, à secréter de la mélatonine le soir venu. Si vous travaillez en bureau et ne voyez pas beaucoup la lumière du jour, essayer de pratiquer une activité sportive en extérieur par exemple. Attention toutefois à ne pas faire du sport le soir, ce qui pourrait vous mettre dans un état d’excitation incompatible avec un sommeil réparateur.

Par Océane Redon, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Santé pratique

Les 6 causes responsables d'un cancer du foie

Plus de 8000 nouveaux cas de cancer du foie sont découverts chaque année en France. Bien souvent, il s’agit d’un cancer difficile à diagnostiquer car il évolue souvent de façon silencieuse. Quelles en sont les causes ? Explications avec le Dr Bertrand Hanslik,  gastro-entérologue et hépatologue à Montpellier et Président de la commission Hépatologie du CREGG*

* Club de Réflexion des Cabinets et Groupes d’Hépato-Gastroentérologie – www.cregg.org

La cirrhose du foie

En Europe, 80 % des cancers du foie sont diagnostiqués chez des personnes atteintes de cirrhose, une affection au cours de laquelle le fonctionnement du foie s’altère de manière progressive et irréversible.
Pourquoi : sous l’influence d’une longue exposition à certains toxiques, virus…, l’architecture du foie se modifie et se déstructure, entraînant une fibrose, puis une cirrhose. Celle-ci rend le foie incapable de remplir ses fonctions habituelles et constitue le terrain favorable au développement d’un cancer.

Au rang des facteurs de risques : “on retrouve principalement l’alcoolisme, les virus des hépatites B et C*, mais aussi d’autres facteurs**. Ensuite, n’importe quelle agression chronique peut entraîner une inflammation du foie, une fibrose entraînant une cirrhose et un cancer.”, explique le Dr Hanslik.

* voir paragraphe 2
** voir les prochains paragraphes

L’hépatite chronique B ou C

Les virus de l’hépatite B et de l’hépatite C sont la première cause de cancer du foie dans le monde.
Pourquoi : ils peuvent entraîner une infection chronique du foie, qui à long terme, augmente le risque de fibrose, puis de cirrhose et de cancer.
Sachez-le : les deux virus se transmettent par le sang et les relations sexuelles, et les personnes atteintes d’hépatites chroniques B ou C sont suivies médicalement de façon très régulière. Les deux affections touchent aujourd’hui près de 500 000 personnes en France.

La vaccination contre l’hépatite B est recommandée. Il n’en existe pas pour le moment pour l’hépatite C, mais celle-ci se guérit très simplement avec les traitements actuels. “On conseille à toute personne adulte de se faire dépister car plus de 60 000 Français sont infectés par le virus de l’hépatite C aujourd’hui sans le savoir.”, explique le Dr Hanslik.

La stéatohépatite métabolique

C’est quoi : aussi appelé “stéatopathie non alcoolique ou NASH (en anglais)”, il s’agit d’une maladie que l’on retrouve essentiellement chez les personnes atteintes de diabète 2. Ces mêmes personnes peuvent également présenter d’autres problèmes de métabolisme comme des triglycérides élevées, être en surpoids ou obèses.
Pourquoi : l’excès de sucres raffinés est transformé en graisse dans le foie. Si l’excès est important, cela entraîne une inflammation locale chronique, qui peut conduire à la cirrhose, puis au cancer du foie.
La problématique de la stéatohépatite métabolique est qu’un cancer du foie peut intervenir sur un foie non cirrhotique. Les diabétologues ne sont pas forcément au courant et ne surveillent pas toujours cet organe.”, explique le Dr Hanslik.

L’hémochromatose

L’hémochromatose héréditaire (HH) est une maladie qui conduit à un stockage excessif du fer provenant des aliments au niveau du foie. Son évolution entraîne la survenue de lésions hépatiques qui peuvent finir par une cirrhose et un cancer du foie.
Pourquoi : “c’est la maladie génétique hépatique la plus fréquente. Cela reste cependant anecdotique dans la survenue du cancer du foie, dont la prévention est facile en réalisant régulièrement des saignées.”, explique le Dr Hanslik.
Sachez-le : un dépistage de la maladie est proposé aux personnes dont l’un des parents de premier degré (père, mère) est atteint. Il est également proposé à celles qui présentent une anomalie du métabolisme du fer. Un traitement mis en place pour lutter contre la maladie réduit le risque d’évolution vers la cirrhose et le cancer.

L’hépatite auto-immune

Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique du foie, presque toujours associée à la présence d’anomalies de l’immunité sous forme d’auto-anticorps. Elle est de cause inconnue et peut survenir à tout âge, avec une fréquence cependant plus élevée chez les femmes adultes entre 35 et 60 ans.
Quelles conséquences : cette inflammation peut être responsable d’inflammation du foie, pouvant entraîner la fibrose puis la cirrhose.

Les métastases d’un autre cancer

Certains cancers primitifs ont une propension plus élevée que d’autres à métastaser dans le foie. C’est le cas pour les cancers digestifs de l’estomac, du côlon, du rectum, et du pancréas. Les métastases sont fréquentes. Cette forme de cancer est appelée “cancer secondaire du foie”.
Pourquoi : ” les cellules cancéreuses se propagent en empruntant la voie sanguine et atteignent avant tout des organes situés sur l’un de ces trajets. Dans le cas des cancers digestifs, c’est le foie, agissant comme un filtre, qui est en première ligne.”, explique le Dr Hanslik.

Par Florence Massin, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Maladies

Quand le corps dit STOP : les signes caractéristiques

Savoir reconnaître et interpréter ses symptômes corporels permet de mieux comprendre les messages de son corps et parfois même ses propres émotions. Quand il dit stop, c’est que le mal-être, les mauvaises habitudes de vie, le stress, la peur, ou l’environnement personnel et professionnel peuvent être en cause. Les signes peuvent alors être très variables en fonction de la personnalité et du contexte.

Des douleurs chroniques à cause d’un manque d’exercice

Ressentir des tensions corporelles comme des contractures musculaires, des douleurs articulaires, ou encore des maux de tête réguliers n’est pas anodin. Votre corps essaie d’attirer votre attention sur une mauvaise position chronique (devant l’ordinateur, dans la voiture…) mais aussi sur un manque d’activité physique régulière ou un contact prolongé avec les écrans. Écouter ses douleurs permet de se remettre en cause pour optimiser son poste de travail (grâce à des mesures d’ergonomie ou le port de lunettes anti lumière bleue par exemple), et son hygiène de vie en prenant l’habitude de faire un sport régulièrement.

Des malaises à répétition

Qu’il s’agisse de vertiges, d’une sensation de malaise ou même d’une perte de connaissance transitoire, ce genre de symptômes n’est jamais anodin. Le lieu et la chronologie des malaises doivent être interprétés pour mieux comprendre quel message votre corps veut vous donner. Ils se produisent en général en cas d’hypoglycémie à cause d’une mauvaise alimentation, ou en cas de fatigue excessive en lien avec un surmenage par exemple. Dans tous les cas, une remise en cause globale de l’hygiène de vie est nécessaire avec l’accompagnement d’un professionnel de santé.

Des troubles du sommeil à cause du stress

Le sommeil est l’un des premiers indicateurs que le corps utilise pour faire passer un message sur ce qui ne va pas. Qu’il s’agisse d’une augmentation du temps de sommeil, de difficultés à s’endormir, ou de réveils dans la nuit, notre sommeil en dit long sur notre état psychologique et physique.

L’anxiété, le stress, les ruminations mais aussi l’exposition aux écrans ou une mauvaise hygiène de vie provoquent en général un sommeil de mauvaise qualité qui engendre une fatigue chronique. La pratique de la méditation, du yoga, des étirements, de la sophrologie ou encore de l’autohypnose peut améliorer la situation.

Des douleurs au ventre

Considéré comme notre deuxième cerveau, notre ventre peut nous alerter en cas de mal être ou de problème récurrent dans notre vie. Qu’il s’agisse d’une douleur à l’estomac en cas d’acidité excessive à cause du stress ou de l’alimentation, mais aussi d’une douleur des intestins avec des troubles du transit comme de la diarrhée ou de la constipation, chaque symptôme peut être le signe que notre corps a besoin de changer les choses. Une remise en question globale de l’alimentation, de la gestion du stress et du rythme de vie en général s’avèrent bien souvent nécessaires.

Des lésions cutanées

Notre peau est un organe qui peut exprimer un mal-être ou un stress. Que ce soit à travers une éruption de boutons d’acné, d’eczéma ou de psoriasis, plusieurs maladies de peau reflètent un problème physique ou psychologique et donnent l’alerte lorsque quelque chose ne va pas. Même si consulter un dermatologue en cas de problème de peau est essentiel, c’est bien souvent des changements d’hygiène de vie et de gestion de l’anxiété qui permettent d’améliorer les symptômes en plus des traitements.

Par Dr Claire Lewandowski, psychiatre et addictologue, pour E-Santé

Dans Bien-être

Pourquoi certains aliments ne sont pas digérés ?

Alors que la digestion permet de transformer les aliments en nutriments assimilables par l’organisme, certains composants ne le sont pas, tout simplement parce que notre corps ne possède pas les enzymes pour réaliser ce travail. 

C’est le cas des fibres alimentaires non digérées qui ont pourtant un rôle très important sur la régulation de notre transit intestinal. Parallèlement, des personnes intolérantes à certains constituants alimentaires (lactose, gluten) ne digèrent pas non plus les aliments qui les composent.

Aliments contenant des fibres alimentaires

Les fibres naturellement présentes dans certains aliments ne sont ni digérées ni absorbées dans l’intestin grêle. Contrairement aux autres nutriments (protides, lipides, glucides) transformés en petites molécules pour traverser la paroi intestinale et se retrouver dans la circulation sanguine, les fibres alimentaires poursuivent leur chemin jusqu’au côlon (gros intestin). Les fibres dites insolubles comme la cellulose, la lignine, les hémicelluloses, sont présentes dans les produits céréaliers complets.

Elles servent essentiellement à la régulation du transit intestinal en augmentant le volume des selles. Les fibres dites solubles comme les pectines, les gommes, les oligosaccharides et amidons résistants (présentes dans les fruits et légumes, légumineuses et céréales), fermentent dans le côlon grâce aux bactéries qui composent notre microbiote et joueraient un rôle bénéfique sur notre santé en diminuant le risque de cancer du côlon.

Les intolérances alimentaires

Les plus fréquentes concernent le lactose (sucre du lait), le gluten (partie de protéines de certaines céréales) et le fructose (sucre des fruits, du miel et dans le saccharose – morceau de sucre) que les personnes intolérantes à ces substances ne savent pas digérer. Concernant le lactose, il s’agit d’une diminution de l’activité de l’enzyme appelée lactase (ou de son absence) qui empêche la digestion du lait. S’en suivent des ballonnements, flatulences et diarrhées. Cela peut concerner un nouveau-né avec absence totale de lactase (intolérance au lactose primaire congénitale), un adulte avec une diminution de l’activité enzymatique avec l’âge, ou encore faisant suite à une gastroentérite ou lors de maladie inflammatoire du côlon.

Concernant l’intolérance au gluten, il s’agit d’une maladie auto-immune (maladie cœliaque) qui se caractérise par une réaction inflammatoire au niveau de la paroi de l’intestin. Seulement 1% de la population française en serait atteinte et présente les mêmes symptômes après ingestion d’aliments contenant du gluten à savoir fortes diarrhées, douleurs et ballonnements avec atteinte progressive de la muqueuse intestinale.
Enfin, la malabsorption du fructose provoque également les mêmes symptômes par son accumulation dans l’intestin.

Par Nathalie Bednar, diététicienne-nutritionniste, pour E-Santé

Dans Santé pratique

Dents : faut-il donner du fluor à son enfant ?

Le fluor est efficace pour prévenir les caries sur les dents de lait comme sur les dents définitives. Mais à partir de quel âge, sous quelle forme et en quelle quantité faut-il en donner à son enfant ? Les réponses avec le Dr Patrick Rouas, odontologue pédiatrique.

Cet oligo-élément agit en prévention du risque de carie dentaire. Le fluor, souvent ajouté aux dentifrices, aux sels voire aux eaux minérales est-il conseillé aux tout petits ? Pour éviter les caries, “il est important d’en donner aux enfants mais uniquement dans un dentifrice adapté à son âge“, selon le docteur Patrick Rouas, odontologue pédiatrique au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Bordeaux.

Du dentifrice au fluor même pour les dents de lait

En pratique, dès l’apparition de la première dent de lait, “déposez sur la ou les dents du dentifrice au fluor adapté à l’âge de l’enfant, en quantité infime seulement car le jeune enfant ne sait pas encore recracher” décrit le docteur Rouas. Puis, quand votre enfant grandit et apprend à cracher, achetez-lui une brosse à dent pédiatrique individuelle, qu’il ne partagera ni avec ses parents ni avec ses frères et sœurs. Car ce n’est pas parce qu’il s’agit de dents de lait qu’il ne faut pas en prendre soin : “les caries sur les dents de lait augmentent le risque de caries sur les dents définitives, tout au long de la vie” avertit le docteur Rouas

Excès de fluor : gare à la fluorose

Qu’en est-il des autres sources de fluor, notamment sous forme de comprimés ou de gouttes ? Depuis février 2017, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a restreint la supplémentation en fluor par voie orale (comprimés, gouttes) chez les enfants de moins de 6 mois. Et pour cause : selon l’ANSM, le fluor ne protègerait contre les caries qu’après la poussée dentaire tandis qu’un excès de fluor pendant que les dents se construisent exposerait à un risque de fluorose. Cette pathologie dentaire peut revêtir trois formes :

La fluorose dentaire qui se caractérise par l’apparition de tâches blanches sur les dents ; La fluorose osseuse qui modifie la structure des os, qui deviennent alors plus fragiles et plus cassants ; La fluorose létale ou mortelle.

Pour éviter tout risque de fluorose, l’ANSM recommande de ne pas dépasser une dose de 0,05 milligrammes de fluor par jour et par kilogramme de poids corporel.

En pratique, l’Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire (UFSBD) préconise les dosages suivants :

A partir de 2 ans, le brossage est effectué 2 fois par jour avec un dentifrice fluoré entre 250 ppm et 600 ppm lorsque l’enfant sait recracher ; A partir de 3 ans, le brossage est effectué 2 fois par jour avec un dentifrice fluoré entre 500 ppm et 1000 ppm lorsque l’enfant sait recracher, pendant 2 minutes ; Enfin après 6 ans, on se brosse les dents 2 fois par jour avec un dentifrice fluoré entre 1000 et 1500 ppm, pendant 2 minutes.

Par Laurène Levy, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Santé pratique

Froid : prévenir et guérir les engelures aux pieds

Les engelures aux pieds se caractérisent par des gonflements, des démangeaisons et une couleur rouge violacé. Pour calmer ce mal aux pieds efficacement, adoptez les bons réflexes préventifs et curatifs !

Prévenir les engelures aux pieds

Les engelures aux pieds font leur apparition avec le retour du froid hivernal. Elles concernent plus particulièrement les enfants, les adolescents, les femmes et, plus généralement, toutes les personnes de faible corpulence ou ayant des troubles de la circulation veineuse. Ce sont le froid et l’humidité qui sont à l’origine des engelures car ces deux facteurs rétrécissent les vaisseaux sanguins, un phénomène appelé vasoconstriction. Cela diminue l’irrigation des extrémités, comme les pieds ou les mains. Comme ces parties sont moins irriguées, le cerveau y envoie plus de sang. Mais celui-ci ne passe pas correctement dans les vaisseaux rétrécis, ce qui peut les endommager et générer des plaques rouges et douloureuses : les engelures. Pour se protéger des engelures au niveau des pieds, il est donc impératif de se vêtir avec de bonnes chaussettes et de masser les orteils pour stimuler la circulation sanguine. Évitez en parallèle de porter des chaussures trop serrées et limitez la consommation de tabac si vous êtes fumeur, car cela favorise la vasoconstriction.

Soigner les engelures aux pieds

Si vous n’avez pu empêcher l’apparition des engelures, votre médecin pourra éventuellement vous prescrire des vasodilatateurs pour lutter contre la vasoconstriction. Il existe également des pommades grasses de type vaseline, des pommades à base de vitamines A ou de corticoïdes qui apaiseront les symptômes des engelures comme les brûlures, les démangeaisons et les lésions de l’épiderme. Elles sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Les engelures aux pieds guérissent généralement d’elles-mêmes. Cependant, des complications peuvent apparaître et doivent vous inciter à consulter. C’est le cas des crevasses, de douleurs trop intenses ou d’une insensibilité des orteils.

Par La Rédaction E-Santé, pour E-Santé

Dans Beauté

Remboursements de l’Assurance maladie : ce qui a changé au 1er janvier 2019

Plusieurs mesures concernant les remboursements de la Sécurité sociale sont entrées en vigueur en ce début d’année. Ces évolutions sont susceptibles d’affecter positivement ou négativement vos prises en charge.

Quoi de neuf du côté de l’Assurance maladie en ce début d’année 2019 ? Un décret paru le vendredi 28 décembre 2018 au Journal Officiel apporte plusieurs changements aux prises en charge des actes médicaux.

La participation forfaitaire augmente de 6 euros

La première mesure qui a pris effet le 1er janvier 2019 est celle d’une augmentation de la participation forfaitaire de l’assuré·e de six euros, passant ainsi de 18 à 24 euros pour certains actes médicaux. Il s’agit des actes dont le tarif dépasse 120 euros. Autrement dit, pour ces actes particuliers, 24 euros seront désormais automatiquement déduits de la part remboursable par le Sécurité sociale.
Les personnes qui bénéficient d’une prise en charge à 100% (invalides, femmes enceintes, malades chroniques par exemple) sont exonérées de cette participation forfaitaire et, dans la grande majorité des cas, les mutuelles remboursent a posteriori cette part non prise en charge par l’Assurance maladie. Les complémentaires santé ont donc réagi de façon défavorable à cette hausse, estimant le coût de ce remboursement par leur soin à 40 millions d’euros par an. Le risque pour les assuré·e·s est donc de voir leur cotisations auprès des mutuelles augmenter à court terme.

Nouveaux remboursements à 100%

Autre mesure entrée en vigueur le 1er janvier 2019 : des nouveaux remboursements à 100%. Les actes concernés sont les examens de santé obligatoires pour les enfants de moins de six ans et les honoraires perçus par les pharmaciens sur les médicaments dits “particulièrement coûteux et irremplaçables”.
L’accent est également mis sur la prévention des cancers, mesure phare du Plan Cancer 2014-2019. Ainsi, à partir du 1er juin 2019, la consultation de prévention des cancers du sein et du col de l’utérus pour les femmes de 25 ans sera prise en charge à 100%.

Remboursement du dépistage non invasif de la trisomie 21

Enfin, un arrêté paru au Journal Officiel du 20 décembre 2018 indique que le dépistage prénatal non invasif (DPNI) par prise de sang de la trisomie 21 fait désormais partie des actes remboursés par l’Assurance maladie. Le but de cette mesure est de diminuer le nombre d’amniocentèse, méthode plus invasive de dépistage de cette anomalie génétique. Selon la Haute Autorité de Santé qui s’était déclarée favorable au DPNI, cette technique permettrait d’éviter 11 000 amniocentèses sur les 38 000 réalisées chaque année. Le DPNI pourrait concerner 58 000 femmes par an.

Par Laurène Levy, journaliste santé, pour E-Santé

Dans Santé pratique

Dry January : le défi pour retrouver la forme après les fêtes

Le défi Dry January lancé au Royaume-Uni consiste à ne pas boire d’alcool pendant le mois de janvier. Ses effets sur la santé seraient nombreux et dureraient jusqu’à huit mois plus tard. Explications.

Les fêtes de fin d’année et leurs excès sont désormais derrière nous. Mais comment récupérer et commencer l’année en pleine forme ? Selon des chercheurs en psychologie de l’université du Sussex (Royaume-Uni), le défi appelé “Dry January” qui consiste à ne pas boire une goutte d’alcool pendant tout le mois de janvier aurait des effets bénéfiques sur la santé et ce pendant plusieurs mois. Ces travaux, encadrés par le docteur Richard de Visser, font l’objet d’un communiqué universitaire publié le 28 décembre 2018.

Consommation d’alcool toujours moindre 8 mois plus tard

Les chercheurs britanniques se sont intéressés à 800 personnes qui ont participé à l’évènement Dry January en 2018, un défi initialement lancé par l’Association anglaise Alcohol Change UK. Selon les scientifiques, ces participant·e·s consommaient toujours moins d’alcool que d’habitude au mois d’août, soit huit mois après le début du défi. Ainsi, pour ces 800 personnes, trois principaux résultats émergent de cette recherche :

Le nombre de jours avec alcool passe de 4,3 à 3,3 par semaine ;
Le nombre d’unités d’alcool consommées par jour avec alcool passe en moyenne de 8,6 à 7,1 ;
Le nombre de jour passés à être saoul·e chutait de 3,4 à 2,1 par mois en moyenne.

Comme le remarque donc le docteur de Visser cité par le communiqué de l’université du Sussex, “le simple fait de ne pas boire d’alcool pendant un mois aide les gens à moins boire sur le long terme”.
Et pour cause : diminuer sa consommation d’alcool pendant un mois aiderait à revoir son rapport à l’alcool et à mieux le gérer les mois suivants. “Ce qui est génial avec Dry January, c’est qu’il ne s’agit pas uniquement du mois de janvier. Ne pas consommer d’alcool pendant 31 jours nous montre que nous n’avons pas besoin d’alcool pour nous amuser, pour nous détendre, pour socialiser. Cela signifie que pour le reste de l’année, nous sommes en mesure de prendre de meilleures décisions concernant notre consommation d’alcool et d’éviter de sombrer plus que ce que nous désirons vraiment”, détaille le docteur de Visser.

Economies d’argent, sommeil et perte de poids

Et si les bénéfices sur la santé d’une consommation moindre d’alcool ne sont plus à prouver, les chercheurs se sont rendu compte que le défi Dry January comportait des avantages à différents niveaux.

Ainsi :

93% des participant·e·s ressentent un sentiment positif d’accomplissement grâce à l’objectif atteint ;
88% ont économisé de l’argent ;
82% ont réfléchi plus profondément à leur rapport à l’alcool et 80% ont eu la sensation de mieux contrôler leur consommation d’alcool
76% ont déclaré avoir réalisé quand et pourquoi ils ou elles buvaient ;
71% ont réalisé qu’ils ou elles n’avaient pas besoin de boire pour s’amuser ;
71% ont bénéficié d’un meilleur sommeil ;
70% ont remarqué que leur santé s’était globalement améliorée ;
67% avaient plus d’énergie ;
58% ont perdu du poids ;
57% faisaient preuve d’une meilleure concentration
54% avaient une plus belle peau.

Et si votre volonté n’est pas de fer et que vous craquez pour un verre pendant le mois de janvier, rien n’est pour autant perdu : selon le docteur de Visser, “des changements dans la consommation d’alcool ont également été observés chez les participants qui n’ont pas réussi à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois – bien qu’ils soient un peu plus petits”.

Par Laurène Levy, journaliste santé, pour E-Santé

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